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Il s'agira là bien entendu des rencontres humaines, pas de celles effectuées avec l'espece dominante du territoire que j'ai pu aborder dans l'article précédent. On pourrait s'attendre à ce que ce chapitre là fasse l'objet de dizaines d'articles, voire d'un documentaire, d'un traité sociologique, enfin d'une publication quelconque de grande envergure détaillant toutes les particularités de ce peuple, mais pour être honnête, notre activité sociale a été réduite a sa portion congrue, et j'ai bien peur que vous ne trouviez rien de plus ici que quelques anecdotes.(Suite)
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Souvenirs récents
A force de l'entendre réclamer, il faut bien que je me décide à mettre quelques mots sur ce voyage au Japon. Bon, pas tout quand même, sinon cet espace risque de se déséquilibrer fortement - il faudrait plus de la durée du voyage lui-même pour tout détailler - mais au moins quelques petites réactions, anecdotes. La plupart de ceux qui liront ces notes auront déjà tout appris de ma bouche, mais qui sait, peut-être que cela en intéressera d'autres.
Je commence par une représentation de la racaille japonaise. Les petits voleurs des rues, et surtout des parcs, guettant le moindre signe d'inattention pour vous coller leur museau dans les mains et en arracher le moindre contenu.
(Suite) -
Jouissance d'une métempsycose
Allongé sous la coupole d'un tilleul,
Plongé dans les bouquets non cueillis
De pousses fraichement écloses
S'attarde ce corps dévêtu, paupières closes.
Il se montre alors, ancien soupirant
Beaucoup l'envieraient, jalouseraient l'instant sublime
Le doux parcours de cette peau
Epargnée des atteintes du tempsGlisser le long de sa nuque tant prisée des victimes
Consentantes de ses frasques d'antant - hier seulement;
Effleurer la courbe délicate de son sein,
Descendre, plus bas encor', s'infiltrer en son corps
Oh comme il en a rêvé de ce merveilleux dessein !
La caresser jusqu'à cette mort
Qui pour lui bien impatiente s'en vint.Une attente de misère se nourrissant de charogne
Parcourant les entrailles de la terre
Dans la miséricorde d'un dieu sans vergogne
Quand enfin elle le rejoint
Allongée sous la coupole du tilleul
Plongée au coeur des bouquets non cueillis
De pousses fraichement écloses
Mais l'amour s'est éteint.Il ne reste que la faim,
Et lui, petit filament perdu sur un corps qu'il rêva sien,
Plonge dans la plaie profonde de l'assassin. -
Humanité d'un instant
Le taon cours et file privé d'ailes pourtant
Sans fil s'envole, courbant l'air, brisant l'espace
Propulsé en une autre place
Somptueuse parabole finie dans la poussière
Sous les cris d'allégresses d'un petit être fier.
Le temps cours, file trop vite à présent
Perdu le fil au coeur de la glace
De cet instant en une autre place
Privé de paroles, ignorant de prières.
Plus de prouesses, là dans la misère.D'autres ont déchiré la fine membrane
Les fragiles portants
Laissant les preuves dériver dans le vent -
Au plus simple...
Dépouillée de tes parures naturelles
Ta texture riche, complexe. Sereine
te voit chargée soudain des chaînes
De l’ignorance, grâce structurelle.Si vivante dans ta clarté limpide
Que t’emporte l’imbécile insipide
Dans la gangue froide, prison d’études logiques.
Figée, prémices nostalgiques
Des lignes encrées d’un cahier fripé
Froissée dans les pages du temps, rouage grippé,
Sans cesse revenant, reprise, usée, ton énergie
Ta substance s’évanouit, plus de synergies.Amputée d’un héritage oublié, tu sombres
Brisée, sans terres,
Tes origines, tes buts deviennent mystères
Jusqu’à ne plus être qu’un moment, un nombre,
Référence des cavernes d’acier
Des archives d’un programme sans âme
Repetition d'une clé, d'un sésame.Du schéma de tes attraits usent à moitié
Les imprudents tranquilles
D’une vie facile -
Culte en gestion
Masqués de paroles tranquilles
Les mensonges ehontés
Glissent dans l'air hantés
Si peu coupable sans moyen
Du spectre de la pourriture
Tant profitant de notre nature
Faiblesses cruelles et ignorances
Peu d'efforts paresses au rances
Relents de défaites qui s'accumulent
Les volontés s'annulent
Se disputent les restes d'un pouvoir
Ses richesses ses illusions
Ses fausses gloiresEt se perdent de vue de vie
Les simples offrandes méritées
De quelques actes sans calculs -
Jeux d'image
Prime en toc,
S'étire, se courbe, se troque,
Simple réponse réflexe,
Peut-être perplexe,
Rêvons ! Sinon brillante, grincante
Cent serres s'agrippant à ta peau,
La malaxent en de vils oripeaux.
Tu le démens,
Ce sourire orgueilleux,
Ton regards hurles, tu mens
Mais ils ne le voient pas eux
Ils s'ennivrent de tes paroles,
De promesses, de symboles
T'enscencent et tu ris,
Tu ris de ton pouvoir
Leur offre, grimace insincère
Le mépris de leur triste misère
Te gaussant de leur espoir.
Ah, que je hais cette plaie !
Formée sur tes lèvres de despote pincées,
Ce gouffre retenant tes si tristes attraits
Ce désir de volontés evincées
Effacées devant le spectre de la tienne
Cette illusion de dominer ton monde
Sombre farce du notre, immonde
Qui n'existeras déjà plus
Lorsque s'avancera le moment de tes buts
Le monde aura péri,
Aux conséquences de ta loi sans bornes
Créant un univers si terne, si morne...
Alors, tes lèvres s'abaisseront,
Et dans les affres de ma mort,
Peut-être me réjouirais-je encor
De la mort de ta passion,
Prise de conscience douloureuse, lente
De l'inanité d'une joie insolente. -
Publicité et cinématographie
Un peu de changement à prévoir peut-être sur ce blog, d'autres écrits, plus proches de pensées que j'ai pu avoir, d'émotions, de réactions à des événements divers et variés. Peut-être plus d'animation donc, enfin, on verra.
L'idée de ces petits artciles sera d'exposer une question, la manière dont elle m'est venue. Des pensées fragmentées jetées suivant l'inspiration, mais qui lanceront peut-être une courte discussion non dénuée d'intérêt.
Pourquoi le faire ici et non dans un forum, me direz-vous ? Eh bien, sans doute pour connaitre un peu plus l'avis des personnes qui passent lire les quelques textes que j'ai déposés jusque là. Une manière d'apprécier encore plus les commentaires qui y sont déposés. Enfin bref, si je continue à m'étendre sur les raisons qui me poussent à mettre cela en place sans même la certitude de trouver le temps ou l'envie d'alimenter fréquemment la petite étincelle qui pourrait en surgir, il risque d'y en avoir pour un petit bout de temps. Commençons donc, avec un doute amené par le visionnage récent du film 99F.
(Suite) -
Disparition
Chavire, mon existence,
Face à ces douces courbes,
Etrange,
Je ne te ressens plus,
Je ne me souviens plus.D'espiègle, incertaine promesse,
Un sourire, une caresse distante,
Se mue en une moue ravissante,
Dont m'achève l'élan de tendresse.Quelques murmures d'un souffle m'effleurent,
Modèlent une agréable fêlure puis,
Horreur
Une gracieuse esquive dérobe ta peau,
Tu t'éloignes, loin de mes mots.Doutes et frissons, tourments et merveilles,
Tu t'éloignes, loin du monde, loin du temps,
Perdu, impuissant, je contemple ton éveil.
Exhuberance de l'instant,
S'élève une voix cristalline,
Un ange entame sa danse, son chant,
Tourbillonne dans les emotions qui l'animent,
Me propulsant dans le néant.
Si présente,
Si distante,
Et nous n'existons plus
Qu'en te contemplant. -
Fracture d'existence
Vaste étendue de néant
Emportée par la vague incessante
De l’existence, les remous du temps
Peu à peu se comble
De sons, d’images, de fragments de pensées
Insensé fatras, des aléas
Du parcours d’une embarcation malmenée
Sans guide, tourbillonnante
Sur le fleuve des sens
Et la résonnance d’ondes de vie
Au creux des amas d’idées
Un semblant de structure se crée
Une farce, un fragment d’âme
Une improbable lueur, seule
Perdue dans l’accumulation
Un début de raison,
D’une architecture tremblante
Qui s’effrite maintenant
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Myrtion et l'école
Bon, ca y est, je me suis lancé. Un texte envoyé à Parchemins&Traverses pour leur Appel à texte sur le thème de l'école. Espérons que ça se passe bien. Le sujet m'inspirait en tout cas.
Vous vous demandez sans doute dans quelle voie je suis allé ? Un petit aperçu de ce que peux donner ce petit récit. Et bien sûr, je ne peux résister à l'envie de vous faire une petite description.
Imaginez un environnement clos, tout blanc, les professeurs, plutôt des surveillants, sont derrière un poste sur armé, et maintiennent l'ordre dans la salle de classe face à des élèves déchainés. Découvrez comment on en est arrivé là, en suivant David, un de ces professeurs très spéciaux, au travers de l'école. Piégé entre ses élèves qui se sont échappés, et le reste de l'administration des lieux qui le recherche sans doute, il tente de s'en sortir. Un texte je l'espère troublant.
Vous en saurez plus dès que j'aurais les retours de l'appel à texte.
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Oves féériques
*Après quelques journées de digestion de discussions oviennes - ou ovidiennes, si vous voulez, mais ne confondez pas trop quand même- de débats divers et de démonstrations étonnantes sur les propriétés de cette merveille de la nature qu'est l'oeuf, voilà les participants à nouveau réunis dans la salle de conférence. Myrtion s'avance vers le micro, dignement, et s'adresse à eux, toujours sur le même ton didactique.* (Suite) -
Doutes
Poète de pacotille,
Bazardeur de mots,
Leur sens part en vrille,
Simple jeu sans âme
Sons sans émoi
Je joue de vos joie,
de vos larmes,
et je me noie.Des poèmes incomplets, figés,
Bribes de pensées sans sujet
Des mots s'étalent sur ces feuillets
Mais ne relient nulle pensée.
Je crains, dans cet écueil,
Me perde, laisser le sens suivre vos raisons
Le rythme s'accordant à vos sensations.
Désir de plaire, peur de ne pas exister,
Pourtant, c'est ainsi que je disparait,
En me fondant en vous,
Laissant mon esprit dévier,
Comprendre, apprendre, à me nier.Simples jeux, sur les sons, sur les mots
Répétitions de reflexes, sans énergie,
Sans nouvelles facéties
Je répète, encore et encore,
Le même rythme lassant,
Les mêmes sons, les mêmes mots,
Ecrasent leurs comparses,
Encombrant le passage étroit,
Les libérant de mon esprit.Ai-je le droit d'écrire dans ce cas ?
De coucher sur le papier ces paroles malhonnêtes,
Qui ne sont que pensées sans volonté, bridées par l'intellect
Trop de barrières, trop de schémas
La spontaneité n'apparait pas, je crois,
Pourrais-je un jour franchir ce pas...Je reste figé, au seuil,
D'un univers de sensibilité,
De descriptions de beautés
Inaccessible à mon orgueil.
Je manque de mots, d'idées, de passions,
prostré dans l'univers de ma raison,
Dans le monde qu'elle s'est créé
Les limites de sa compréhension.
Des portes dont j'ai perdu la clé,
Qui me sont fermées. -
Faire revivre les rêves
Un monde étrange, d'innaccessibles beautés,
Le cri d'un ange, un chant, sa douce cruauté,
La musique d'un autre âge, tendre trêve,
Les images de somptueux paysages
Déposent leur doux sillage dans nos rêves
Puis se fânent, telle l'onde d'un mirage,
Laissant nos sens aux abois, quelle misère !
Face à d'innombrables splendeurs ephémères.Faiblesses, doutes, failles de toutes sortes,
La nature humaine bien trop loin nous emporte
De ces rivages clairs, quelques trésors amers,
Que l'on se plait à espérer, bien imprudents.
Nul désir au temps ne les fera revenir
Des souvenirs que nous cherrissons tant.
De la vie qui nous aspire vers l'avenir
Pas un souhait ne dérivera le courant.Paroles futiles, bien tristes manquements,
Visions regrettées, non passées, l'esprit nous ment.
Mais je ne trouve le talent, l'élégance,
La manière de ressusciter ces beautés,
Ce monde bien étrange et ses douces fragrances,
De transformer ce mirage en réalité.
Je n'ai que ces quelques mots, talent illusoire,
Peut-être pourront-ils raviver quelque espoir... -
Rupture d'existence
Les yeux dans le vague,
Plus de vie, plus d’envie,
Et l’esprit divague
Mais rien ne luit.Bribes de mots, fragments d’images,
Pas un rameau ne se dégage,
Nulle idée parmi les maux,
Pas un souffle, rien que de l’eau.Un autre esprit mène la danse,
Pulsation dont la cadence
Replonge l’âme en émoi.La mélodie de l’absence
Altère la course des mois.



