1. Jardins japonais

    Bon, je sais, cette description de voyage commence à trainer. Mais rassurez-vous, il en reste encore quelques morceaux obligatoires qui viendront un jour ou l'autre. Des passage obligatoires desquelles il est impossible de ne pas laisser ici au moins une légère impression picturale. Pour être honnête, il y a peu de chances que vous parveniez à ressentir exactement les impressions dégagée par ces lieux dans leur ensemble à partir de ce minuscule panel, mais vous pourrez au moins vous faire une petite idée. (Suite)

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  2. Souvenir sous les étoiles

    Une coccinelle et son bonheur
    Sous les ombres d'un sequoia séculaire
    Prennent leur envol des paroles du conteur
    Les murmures du public envahissent l'air
    Ravissement dans ses silences
    Une ambiance de mystère
    La brume d'une rosace aquatique
    Dressée en un carcan de lierre
    Dissimule aux passants extatiques
    Les méandres du sentier, ses lanternes claires
    Ah mais voilà le guide et ses eventails enflammés
    Il tournoie le long des allées
    Danse, frole les rigoles,
    Fait trembler coquelicots et tournesols
    Dissimulés dans leurs robes d'obscurité
    Sa course nous entraine dans un dédale de toile
    Aux murs bordés de buissons de lavande
    Puis il disparait
    Les formes dansent sur les ondulations laissées par le vent
    Des rires s'élèvent, des cris
    Jeux de peurs nocturnes
    Nous les laissons là, rejoignant une tonnelle
    Et sirotant la citronnelle
    Fixons les fontaines de diamant
    Qui s'éteignent en chantant

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  3. Okonomiyaki

    Je sais, les photographies que vous allez trouver ici pourraient laisser penser le contraire, mais si, je vous assure, ça se mange, même plutôt très bien. Pour tout dire, j'ai adoré. Qu'est-ce qu'un okonomyiaki ? Eh bien... Euh... Je crois que ça dépend de la region où vous êtes pour le contenu exact, mais globalement il s'agit d'une sorte de mix entre le pancake et l'omelette, si ce n'est pas représenté sous la forme d'une galette de pates. Oui, je sais, ça ne vous avance pas beaucoup...

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  4. Rencontres au pays du soleil levant

    Il s'agira là bien entendu des rencontres humaines, pas de celles effectuées avec l'espece dominante du territoire que j'ai pu aborder dans l'article précédent. On pourrait s'attendre à ce que ce chapitre là fasse l'objet de dizaines d'articles, voire d'un documentaire, d'un traité sociologique, enfin d'une publication quelconque de grande envergure détaillant toutes les particularités de ce peuple, mais pour être honnête, notre activité sociale a été réduite a sa portion congrue, et j'ai bien peur que vous ne trouviez rien de plus ici que quelques anecdotes.
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  5. Souvenirs récents

    A force de l'entendre réclamer, il faut bien que je me décide à mettre quelques mots sur ce voyage au Japon. Bon, pas tout quand même, sinon cet espace risque de se déséquilibrer fortement - il faudrait plus de la durée du voyage lui-même pour tout détailler - mais au moins quelques petites réactions, anecdotes. La plupart de ceux qui liront ces notes auront déjà tout appris de ma bouche, mais qui sait, peut-être que cela en intéressera d'autres.

    Je commence par une représentation de la racaille japonaise. Les petits voleurs des rues, et surtout des parcs, guettant le moindre signe d'inattention pour vous coller leur museau dans les mains et en arracher le moindre contenu. 

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  6. Jouissance d'une métempsycose

    Allongé sous la coupole d'un tilleul,
    Plongé dans les bouquets non cueillis
    De pousses fraichement écloses
    S'attarde ce corps dévêtu, paupières closes.

    Il se montre alors, ancien soupirant
    Beaucoup l'envieraient, jalouseraient l'instant sublime
    Le doux parcours de cette peau
    Epargnée des atteintes du temps

    Glisser le long de sa nuque tant prisée des victimes
    Consentantes de ses frasques d'antant - hier seulement;
    Effleurer la courbe délicate de son sein,
    Descendre, plus bas encor', s'infiltrer en son corps
    Oh comme il en a rêvé de ce merveilleux dessein !
    La caresser jusqu'à cette mort
    Qui pour lui bien impatiente s'en vint.

    Une attente de misère se nourrissant de charogne
    Parcourant les entrailles de la terre
    Dans la miséricorde d'un dieu sans vergogne
    Quand enfin elle le rejoint
    Allongée sous la coupole du tilleul
    Plongée au coeur des bouquets non cueillis
    De pousses fraichement écloses
    Mais l'amour s'est éteint.

    Il ne reste que la faim,
    Et lui, petit filament perdu sur un corps qu'il rêva sien,
    Plonge dans la plaie profonde de l'assassin.

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  7. Humanité d'un instant

    Le taon cours et file privé d'ailes pourtant
    Sans fil s'envole, courbant l'air, brisant l'espace
    Propulsé en une autre place
    Somptueuse parabole finie dans la poussière
    Sous les cris d'allégresses d'un petit être fier.

    Le temps cours, file trop vite à présent
    Perdu le fil au coeur de la glace
    De cet instant en une autre place
    Privé de paroles, ignorant de prières.
    Plus de prouesses, là dans la misère.

    D'autres ont déchiré la fine membrane
    Les fragiles portants
    Laissant les preuves dériver dans le vent

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  8. Au plus simple...

    Dépouillée de tes parures naturelles
    Ta texture riche, complexe. Sereine
    te voit chargée soudain des chaînes
    De l’ignorance, grâce structurelle.

    Si vivante dans ta clarté limpide
    Que t’emporte l’imbécile insipide
    Dans la gangue froide, prison d’études logiques.
    Figée, prémices nostalgiques
    Des lignes encrées d’un cahier fripé
    Froissée dans les pages du temps, rouage grippé,
    Sans cesse revenant, reprise, usée, ton énergie
    Ta substance s’évanouit, plus de synergies.

    Amputée d’un héritage oublié, tu sombres
    Brisée, sans terres,
    Tes origines, tes buts deviennent mystères
    Jusqu’à ne plus être qu’un moment, un nombre,
    Référence des cavernes d’acier
    Des archives d’un programme sans âme
    Repetition d'une clé, d'un sésame.

    Du schéma de tes attraits usent à moitié
    Les imprudents tranquilles
    D’une vie facile

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  9. Culte en gestion

    Masqués de paroles tranquilles
    Les mensonges ehontés
    Glissent dans l'air hantés
    Si peu coupable sans moyen
    Du spectre de la pourriture

    Tant profitant de notre nature
    Faiblesses cruelles et ignorances
    Peu d'efforts paresses au rances
    Relents de défaites qui s'accumulent
    Les volontés s'annulent
    Se disputent les restes d'un pouvoir
    Ses richesses ses illusions
    Ses fausses gloires

    Et se perdent de vue de vie
    Les simples offrandes méritées
    De quelques actes sans calculs

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  10. Jeux d'image

    Prime en toc,
    S'étire, se courbe, se troque,
    Simple réponse réflexe,
    Peut-être perplexe,
    Rêvons ! Sinon brillante, grincante
    Cent serres s'agrippant à ta peau,
    La malaxent en de vils oripeaux.

    Tu le démens,
    Ce sourire orgueilleux,
    Ton regards hurles, tu mens
    Mais ils ne le voient pas eux
    Ils s'ennivrent de tes paroles,
    De promesses, de symboles
    T'enscencent et tu ris,
    Tu ris de ton pouvoir
    Leur offre, grimace insincère
    Le mépris de leur triste misère
    Te gaussant de leur espoir.

    Ah, que je hais cette plaie !
    Formée sur tes lèvres de despote pincées,
    Ce gouffre retenant tes si tristes attraits
    Ce désir de volontés evincées
    Effacées devant le spectre de la tienne
    Cette illusion de dominer ton monde
    Sombre farce du notre, immonde
    Qui n'existeras déjà plus
    Lorsque s'avancera le moment de tes buts
    Le monde aura péri,
    Aux conséquences de ta loi sans bornes
    Créant un univers si terne, si morne...

    Alors, tes lèvres s'abaisseront,
    Et dans les affres de ma mort,
    Peut-être me réjouirais-je encor
    De la mort de ta passion,
    Prise de conscience douloureuse, lente
    De l'inanité d'une joie insolente.

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  11. Publicité et cinématographie

    Un peu de changement à prévoir peut-être sur ce blog, d'autres écrits, plus proches de pensées que j'ai pu avoir, d'émotions, de réactions à des événements divers et variés. Peut-être plus d'animation donc, enfin, on verra.

    L'idée de ces petits artciles sera d'exposer une question, la manière dont elle m'est venue. Des pensées fragmentées jetées suivant l'inspiration, mais qui lanceront peut-être une courte discussion non dénuée d'intérêt. 

    Pourquoi le faire ici et non dans un forum, me direz-vous ? Eh bien, sans doute pour connaitre un peu plus l'avis des personnes qui passent lire les quelques textes que j'ai déposés jusque là. Une manière d'apprécier encore plus les commentaires qui y sont déposés. Enfin bref, si je continue à m'étendre sur les raisons qui me poussent à mettre cela en place sans même la certitude de trouver le temps ou l'envie d'alimenter fréquemment la petite étincelle qui pourrait en surgir, il risque d'y en avoir pour un petit bout de temps.  Commençons donc, avec un doute amené par le visionnage récent du film 99F.

     

     (Suite)

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  12. Disparition

    Chavire, mon existence,
    Face à ces douces courbes,
    Etrange,
    Je ne te ressens plus,
    Je ne me souviens plus.

    D'espiègle, incertaine promesse,
    Un sourire, une caresse distante,
    Se mue en une moue ravissante,
    Dont m'achève l'élan de tendresse.

    Quelques murmures d'un souffle m'effleurent,
    Modèlent une agréable fêlure puis,
    Horreur
    Une gracieuse esquive dérobe ta peau,
    Tu t'éloignes, loin de mes mots.

    Doutes et frissons, tourments et merveilles,
    Perdu, impuissant, je contemple ton éveil.
    Exhuberance de l'instant,
    S'élève une voix cristalline,
    Un ange entame sa danse, son chant,
    Tourbillonne dans les emotions qui l'animent,
    Me propulsant dans le néant.

    Tu t'éloignes, loin du monde, loin du temps,
    Si présente,
    Si distante,
    Et nous n'existons plus
    Qu'en te contemplant.

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  13. Fracture d'existence

    Vaste étendue de néant
    Emportée par la vague incessante
    De l’existence, les remous du temps
    Peu à peu se comble
    De sons, d’images, de fragments de pensées
    Insensé fatras, des aléas
    Du parcours d’une embarcation malmenée
    Sans guide, tourbillonnante
    Sur le fleuve des sens
    Et la résonnance d’ondes de vie
    Au creux des amas d’idées
    Un semblant de structure se crée
    Une farce, un fragment d’âme
    Une improbable lueur, seule
    Perdue dans l’accumulation
    Un début de raison,
    D’une architecture tremblante
    Qui s’effrite maintenant

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  14. Myrtion et l'école

    Bon, ca y est, je me suis lancé. Un texte envoyé à Parchemins&Traverses pour leur Appel à texte sur le thème de l'école. Espérons que ça se passe bien. Le sujet m'inspirait en tout cas.

    Vous vous demandez sans doute dans quelle voie je suis allé ? Un petit aperçu de ce que peux donner ce petit récit. Et bien sûr, je ne peux résister à l'envie de vous faire une petite description.

    Imaginez un environnement clos, tout blanc, les professeurs, plutôt des surveillants, sont derrière un poste sur armé, et maintiennent l'ordre dans la salle de classe face à des élèves déchainés. Découvrez comment on en est arrivé là, en suivant David, un de ces professeurs très spéciaux, au travers de l'école. Piégé entre ses élèves qui se sont échappés, et le reste de l'administration des lieux qui le recherche sans doute, il tente de s'en sortir. Un texte je l'espère troublant.

    Vous en saurez plus dès que j'aurais les retours de l'appel à texte.  

     

     

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  15. Oves féériques

    *Après quelques journées de digestion de discussions oviennes - ou ovidiennes, si vous voulez, mais ne confondez pas trop quand même- de débats divers et de démonstrations étonnantes sur les propriétés de cette merveille de la nature qu'est l'oeuf, voilà les participants à nouveau réunis dans la salle de conférence. Myrtion s'avance vers le micro, dignement, et s'adresse à eux, toujours sur le même ton didactique.* (Suite)

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