1. Myrtion et l'école

    Bon, ca y est, je me suis lancé. Un texte envoyé à Parchemins&Traverses pour leur Appel à texte sur le thème de l'école. Espérons que ça se passe bien. Le sujet m'inspirait en tout cas.

    Vous vous demandez sans doute dans quelle voie je suis allé ? Un petit aperçu de ce que peux donner ce petit récit. Et bien sûr, je ne peux résister à l'envie de vous faire une petite description.

    Imaginez un environnement clos, tout blanc, les professeurs, plutôt des surveillants, sont derrière un poste sur armé, et maintiennent l'ordre dans la salle de classe face à des élèves déchainés. Découvrez comment on en est arrivé là, en suivant David, un de ces professeurs très spéciaux, au travers de l'école. Piégé entre ses élèves qui se sont échappés, et le reste de l'administration des lieux qui le recherche sans doute, il tente de s'en sortir. Un texte je l'espère troublant.

    Vous en saurez plus dès que j'aurais les retours de l'appel à texte.  

     

     

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  2. Oves féériques

    *Après quelques journées de digestion de discussions oviennes - ou ovidiennes, si vous voulez, mais ne confondez pas trop quand même- de débats divers et de démonstrations étonnantes sur les propriétés de cette merveille de la nature qu'est l'oeuf, voilà les participants à nouveau réunis dans la salle de conférence. Myrtion s'avance vers le micro, dignement, et s'adresse à eux, toujours sur le même ton didactique.* (Suite)

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  3. Doutes

    Poète de pacotille,
    Bazardeur de mots,
    Leur sens part en vrille,
    Simple jeu sans âme
    Sons sans émoi
    Je joue de vos joie,
    de vos larmes,
    et je me noie.

    Des poèmes incomplets, figés,
    Bribes de pensées sans sujet
    Des mots s'étalent sur ces feuillets
    Mais ne relient nulle pensée.
    Je crains, dans cet écueil,
    Me perde, laisser le sens suivre vos raisons
    Le rythme s'accordant à vos sensations.
    Désir de plaire, peur de ne pas exister,
    Pourtant, c'est ainsi que je disparait,
    En me fondant en vous,
    Laissant mon esprit dévier,
    Comprendre, apprendre, à me nier.

    Simples jeux, sur les sons, sur les mots
    Répétitions de reflexes, sans énergie,
    Sans nouvelles facéties
    Je répète, encore et encore,
    Le même rythme lassant,
    Les mêmes sons, les mêmes mots,
    Ecrasent leurs comparses,
    Encombrant le passage étroit,
    Les libérant de mon esprit.

    Ai-je le droit d'écrire dans ce cas ?
    De coucher sur le papier ces paroles malhonnêtes,
    Qui ne sont que pensées sans volonté, bridées par l'intellect
    Trop de barrières, trop de schémas
    La spontaneité n'apparait pas, je crois,
    Pourrais-je un jour franchir ce pas...

    Je reste figé, au seuil,
    D'un univers de sensibilité,
    De descriptions de beautés
    Inaccessible à mon orgueil.
    Je manque de mots, d'idées, de passions,
    prostré dans l'univers de ma raison,
    Dans le monde qu'elle s'est créé
    Les limites de sa compréhension.
    Des portes dont j'ai perdu la clé,
    Qui me sont fermées. 

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