1. Jeux d'image

    Prime en toc,
    S'étire, se courbe, se troque,
    Simple réponse réflexe,
    Peut-être perplexe,
    Rêvons ! Sinon brillante, grincante
    Cent serres s'agrippant à ta peau,
    La malaxent en de vils oripeaux.

    Tu le démens,
    Ce sourire orgueilleux,
    Ton regards hurles, tu mens
    Mais ils ne le voient pas eux
    Ils s'ennivrent de tes paroles,
    De promesses, de symboles
    T'enscencent et tu ris,
    Tu ris de ton pouvoir
    Leur offre, grimace insincère
    Le mépris de leur triste misère
    Te gaussant de leur espoir.

    Ah, que je hais cette plaie !
    Formée sur tes lèvres de despote pincées,
    Ce gouffre retenant tes si tristes attraits
    Ce désir de volontés evincées
    Effacées devant le spectre de la tienne
    Cette illusion de dominer ton monde
    Sombre farce du notre, immonde
    Qui n'existeras déjà plus
    Lorsque s'avancera le moment de tes buts
    Le monde aura péri,
    Aux conséquences de ta loi sans bornes
    Créant un univers si terne, si morne...

    Alors, tes lèvres s'abaisseront,
    Et dans les affres de ma mort,
    Peut-être me réjouirais-je encor
    De la mort de ta passion,
    Prise de conscience douloureuse, lente
    De l'inanité d'une joie insolente.

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