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Oves féériques

*Après quelques journées de digestion de discussions oviennes - ou ovidiennes, si vous voulez, mais ne confondez pas trop quand même- de débats divers et de démonstrations étonnantes sur les propriétés de cette merveille de la nature qu'est l'oeuf, voilà les participants à nouveau réunis dans la salle de conférence. Myrtion s'avance vers le micro, dignement, et s'adresse à eux, toujours sur le même ton didactique.*

Mes chers amis. Après avoir parcouru les réserves de finesse dont peuvent faire preuve nos bien sympathiques coplanétaires orques. Suite à la lecture de ce magnifique traité d'adaptation des maitres savants nains. Je vous propose maintenant de dévier légèrement de notre sujet d'origine en allant nous éblouir devant les techniques de construction initiales de ces coupoles de verdure que l'on peu observer à foison dans les cités faery. Ces recherches, amorcées par Alaïra Diaelyn il y a maintenant plus de 20 siècles, trouvent encore quelques adeptes maintenant. Mais ils se font rares. Pourtant, elles se basaient sur des paramètres tellement naturels comparés aux mesures et angles actuels. Mais passons, je ne vous ferais pas languir plus longtemps sur ces détails pour vous faire admirer tout de suite la finesse de ce raisonnement.

La technique en elle-même est simple, et date du jour où, d'après les résultats de nos recherches, la savante se trouva enfermée dans le sympathique creux qu'elle avait aménagé dans un chêne centenaire. Ce creux se trouva un jour obstrué par un objet ovoïde dont elle ne tarde pas à se souvenir de l’origine. En effet, toujours d’après nos sources, un couple de mésanges logeait sur la branche attenante. Et l’un de leur nouveau né avait fait une fugue bien précoce.  Il faut dire que notre chère fée avait choisi d’adopter une très petite taille pour l’occasion, ce qui explique qu’elle ait été enfermée de la sorte par l’œuf, qui avait roulé dans l’une des rainures de la branche. Il se trouve que le petit œuf se déposa juste sur une graine de gui qui venait de se fixer. La plante, pour se développer, du se frayer un chemin le long de la coquille, ce qui lui donna une forme légèrement recourbée. Observant tout cela car elle n’osait intervenir et risquer de faire chuter l’œuf en tentant de sortit, Alaïra observa tout cela, et en tira la conclusion qu’il pourrait être du plus bel effet d’utiliser des œufs de diverses formes pour obtenir les décorations que l’on peut admirer encore de nos jours.

Cette découverte donna lieu plus tard à de nombreuses aventures, pour ramener des œufs de toutes formes, de toutes tailles, des plantes adaptées à cette culture particulière qui furent mêlées pour le plus bel effet. Les cités se peuplèrent rapidement de ces formes végétales particulières, certains amenant des œufs suffisamment grands et solides pour se concevoir de sympathiques petits nids.  On peut noter, parmi les évolutions de cette technique, l’utilisation de lianes légères pour retenir les plantes au contact de l’œuf jusqu’à l’éclosion. Le jeune animal, brisant sa coquille, créant alors de splendides variations dans les arrangements pratiqués. De nos jours, les connaissances en horticulture et architecture végétale des faery sont reconnues comme étant parmi les plus inventives, les plus originales, et bien sûr celles recelant le plus de sensibilité. Eh bien, mesdames, messieurs, et autres créatures n’acceptant pas ces dénominations, vous pouvez vous dire que tout est parti, encore une fois, de ce splendide arrangement qu’est l’œuf. Je vous laisse méditer maintenant.

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