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Les murs de sons

L'esprit est traitre. Quelques fois, il n'y a pas qu'aux raisons du coeur qu'il est sourd, mais aux siennes propres également. Enfin, voilà ce qui en est sorti, alors que j'avais pris une feuille de papier pour tenter de chercher une suite à une histoire bien plus gaie.


 

Corps oublié Un souffle, un son,
Peut-être une parole,
Quelques mots, dans mes murs,

Murmurent et s'affolent.

Des chuchottements d'émoi
Frôlent tendrement le vent, et moi
De mon ouïe soudain saturée
Sur un coin de papier raturé
Je tente, sans grand espoir
De retranscrire leur substance,
D'egayer mes pensées de leur danse.
 
Mais rien.
Pas une étincelle
Pas une flamme n'éteint celle,
Froide maîtresse de mon coeur blessé,
De cet incendit que la peur à laissé.

Sur des braises de rancoeur
De honte et autres sentiments qui m'écoeurent,
Se dresse le bucher de mon âme,
Qui disparait bien assez tôt
Ne laissant qu'une enveloppe vide au bourreau.

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3 commentaires pour "Les murs de sons"

  1. Myrtion :

    02/02/2007, at 01:48 [ Répondre ]

    Je ne vois pas pourquoi je refuserais cette permission. Au contraire ! Tu peux montrer ce poème à qui tu en a envie, le recopier, le distribuer. Tout ce que tu veux tant qu'il n'y a pas d'intérêt commercial derrière. Et encore, même là, si c'est pour qu'il se retrouve au milieu d'autres textes bien meilleurs, je donne mon accord. Si bien sur les lecteurs savent d'où vient la flamme...

  2. Ainara Chris : Encore !

    01/02/2007, at 21:25 [ Répondre ]

    Je l'ai lu et relu, je le relirai encore... Avec ta permission, je peux le recopier pour le passer à quelqu'un qui ne va jamais devant un écran de PC ? Je sais qu'il apprécierait beaucoup, comme moi. Mon père.
    J'aime, j'adore résonnances, ces correspondances entre les mots, les sons et les sens. C'est une des plus belles raisons d'écrire, mais non, je dis une grosse bêtise, il n'y a jamais qu'une seule raison d'écrire, mais plusieurs entremêlée, comme nos pensées et nos émotions : le plaisir de manipuler les mots, de les recréer un peu pour qu'ils reflètent la complexité des pensées et des émotions qui nous habitent, pour tenter de mettre sur papier ce mélange que nous vivons tous les jours : celui du corps et de l'esprit.
    Je vais le lire encore.
    ;)

  3. Thaïs :

    30/01/2007, at 15:48 [ Répondre ]

    Le jeu des sonorités est vraiment très percutant, c'est ce qu'on retient de prime abord à la lecture de ton poème, ce qui nous incite à le relire à voix basse, une seconde fois, pour s'imprégner des mots que tu emploies...Et puis, après le son viennent les images créées, le blanc de l'absence, du papier qui peine à retranscrire les idées, le blanc de l'absence d'un feu qui peine à débuter,puis le gris des cendres volant au travers des phrases, pour venir se nicher dans l'encre sinueux de ta plume, et finalement rebatir de nouveau. Une oeuvre de création, de destruction, et de silence brutal, presque ouaté...

    Effectivement, rien de gai dans ces quelques vers, mais rassure toi, ils sont loin d'être ternes et éteints, au contraire de l'étincelle qui s'endort...

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